La croisade du bonheur

 

Mercredi 14 août 2019 - 17h00

 

de Sandrine Bourreau, Yannick Jaulin et Titus

interprétation de Sandrine Bourreau
Mise en scène : Titus.

seul en scène, tout public, 1h10.

 

Claudette Fuzeau, agricultrice de Guénay, a découvert qu’elle avait le pouvoir de magnétiser la mogette et de procurer du bonheur à autrui. Elle ouvre un cabinet de médecine parallèle, et face à un public en mal de bien vivre, elle entame une série de conférences, la « croisade du bonheur ». Après la France, la Belgique, la Suisse, le Québec… elle envisage de distribuer des mogettes magnétisées par ses soins dans le monde entier.

Ce n’est pas une caricature de paysanne, mais le portrait d’une femme authentique. Tout au long de sa conférence, cette bavarde au langage fleuri se dit et se dévoile, souvent drôle, tantôt émouvante, parfois exécrable mais toujours généreuse. Au delà de sa mogette magnétisée, c’est elle, par sa sincérité et son humanité, qui porte bonheur
Le spectacle fait beaucoup rire. On rit de ce que raconte Claudette Fuzeau, de la vision qu’elle nous transmet du monde, mais aussi de ce qu’elle est. En comédienne-ethnologue, Sandrine Bourreau brosse le portrait du bocain-gâtinais, avec ses tics, ses gestes évocateurs, ses mots répétitifs, ses verbes tombant drus et secs, ses formules et vérités lancées à l’emporte pièce. Mais très vite, le spectateur réalise qu’il n’est pas face à une caricature du monde rural. C’est une mémoire collective qui apparaît, avec des attitudes universelles. Au delà de la recherche du bonheur à laquelle sont invités les spectateurs, c’est une recherche sur la raison de vivre.

Avec humour et beaucoup de tendresse, elle décrit sans complaisance les travers et les petites joies d’une société dans laquelle chacun reconnaît ses racines… 
La Nouvelle République, avril 2004

 

On sort du spectacle dynamisé par le « dit » de Sandrine Bourreau, quelque part transformé, gonflé d’enthousiasme et d’amour de la vie. Avec, peut-être, un autre regard sur les milliers
de femmes, d’épouses, esclaves modernes, n’osant s’exprimer dans leur environnement de vie, qu’il soit village, HLM de banlieue, ou même épouses de cadres de société ou indépendants nantis.
La Croisade du bonheur, spectacle à ne pas manquer 

Jean-Luc Hoste, Le Passe partout (Belgique), mars 2006

 

Seule en scène pendant plus d’une heure, Sandrine Bourreau est formidable. Certes, on rit beaucoup, et de bon coeur. Mais l’intarissable boniment de Claudette laisse souvent place à la poésie,
à l’émotion, au rêve […] Claudette Fuzeau est touchante : avec son oeil noir qui voit tout, son verbe qui frappe juste et fort, avec sa générosité sans bornes mais aussi sa douleur et ses regrets, elle pourrait être la porte parole de milliers d’autres femmes qui, dans d’obscures bourgades, tairont sans doute à jamais leur détresse de tous les jours.

Le Courrier de l’Ouest, 21 octobre 1997

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